| | La lettre d'août 2026LAURENT QUIVOGNE | | |
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UN ŒIL SUR L'ACTUJ'ai passé mes vacances sur le chemin de Stevenson. Avec un âne, me demandent ceux qui ont lu le livre, entendu l'histoire ou vu le film "Antoinette dans les Cévennes". Non, sans âne, mais non sans gamberger. Après tout, la marche, c'est fait pour ça ! J'en ramène quelques réflexions que je partage avec vous ce moi-ci. |
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FORMATIONOser le conflit • Niveau 1Une formation où l'on part de soi. On descend d'abord vers ses propres craintes face au conflit, on examine ensuite ses situations concrètes pour mieux les traverser, on regarde ce qui se joue quand la tension bascule vers la violence, et l'on prend le temps, à la fin, de faire le point sur ce qui a bougé. Le tout en petit groupe, avec des mises en situation et des outils concrets, pour aborder la confrontation plus sereinement et cesser de confondre conflit et violence.
Quatorze heures, groupe de huit, sans prérequis. Prochaine session : 15 et 16 octobre 2026. | | |
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L'action, ce sont des hommes au milieu des circonstances
Août 2026, entre amis, nous partons sur le chemin de Stevenson à pied, chemin qui va du Puy-en-Velay jusqu'à Alès. Au fil des étapes, la marche qui favorise la réflexion me fait venir des parallèles avec mon sujet de réflexion : le conflit.
Épisode 1 : le déluge au Puy -en-VelayArrivée au Puy-en-Velay. Quand la France souffre sous la canicule et que les incendies font rage dans le Sud-Ouest, nous arrivons sous un déluge. Bientôt, c'est le chaos : la circulation est bloquée, les magasins inondés, un boucher voit tous ses réfrigérateurs mis hors service. À l'hôtel, le gérant nous avait accueillis avec amabilité. Après l'orage, il était devenu irritable, répondant vertement à la moindre demande. Il avait autre chose à faire. J'ai longtemps pensé qu'il était impropre de parler de la "violence" des éléments : il n'y a pas d'intention dans une inondation, pas de malveillance dans le vent. Mais je dois me raviser. Cette violence-là produit les mêmes effets — sur les victimes, et sur les comportements qu'elle génère par contagion. Ce qui m'intéresse, c'est cette mécanique. Et elle ira croissant, à mesure que les causes croîtront elles-mêmes.
Épisode 2 : en avril, c'est fleuri partout"Il faut venir en avril, c'est fleuri partout", nous a dit l'hôtesse du gite ce matin. Aujourd'hui, les paysages sont asséchés, brunis, presque monochromes. Le panorama reste magnifique. Mais quelque chose pèse...
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| | | |  | Ne jamais se justifier
Dans un billet précédent, je défendais Didier Deschamps contre ceux qui réduisaient son analyse à des excuses.
Voilà le contrepied.
Ce matin, j’appelle mon chauffagiste. Je lui expose mon problème. Il m’explique comment fonctionne la chaudière.
Comment dire… je n’avais pas demandé ça.
C’est un réflexe universel (particulièrement masculin, paraît-il) : face à un problème exprimé, on explique. On analyse. On contextualise. Et l’autre, qui avait besoin que son problème soit pris en compte, se retrouve coincé dans un cours magistral qu’il n’a pas demandé.
Dans mon prochain livre, j’ai un outil qui s’appelle “Ne jamais se justifier”. Il part d’un constat simple : expliquer sans qu’on vous l’ait demandé, c’est mettre quelque chose dans la tête de l’autre sans son consentement. C’est envahir son territoire intérieur. Même avec les meilleures intentions du monde, c’est une sorte d’abus.
C’est pourquoi vos justifications, aussi légitimes soient-elles, sont presque toujours une double peine pour vos interlocuteurs.
La règle est simple : toute explication demande un consentement. Un livre (ou ce post) explique — le lecteur est libre de le refermer ou de zapper. Mais dans une conversation, expliquer sans qu’on vous l’ait demandé, c’est imposer.
N’expliquez pas. |
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LIVREÀ paraître à l'automne
Un nouveau livre sur des outils du conflit.
50 Façons de regarder autrement les situations difficiles que vous rencontrez et d'y répondre pour gagner en sérénité et en apaisement de la relation. |
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| | | | J'aime pas comment elle rigole (suite) | |
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| | Laurent QuivogneMa mission est de développer une culture où le conflit est un remède à la violence. Ingénieur, dirigeant et entrepreneur.
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Depuis 2014, je mets mon expertise au service des autres en tant que conférencier, coach et formateur. J’accompagne dirigeants et collaborateurs à oser le conflit, à dire leurs besoins, et à faire entendre leur voix. Je suis également auteur de plusieurs ouvrages dont Oser le conflit, éviter la violence : pour des relations apaisées. Plus de 650 personnes et près de 200 entreprises ont bénéficié de mon accompagnement vers des conflits positifs. Parmi eux : Chanel, Danone, SNCF, Enedis, Crédit Agricole, EDF, Allianz, ainsi que de nombreuses PME, des indépendants et des particuliers. Je m’engage à vous transmettre des moyens concrets d’utiliser le conflit comme un outil puissant pour éviter la violence et favoriser la coopération. |
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