Dans un livre amusant, « Pourquoi les manchots n’ont pas froid aux pieds? et 111 autres questions stupides et passionnantes », le gravissime sujet de « que faire si l’ascenseur dans lequel je suis tombe en chute libre? »
Au delà de la probabilité d’occurrence d’un tel accident (quasi-nul en réalité), l’idée vient assez naturellement qu’il suffirait de faire un bond juste au bon moment (juste avant que l’ascenseur touche le sol) pour survivre. Le livre nous dit assez bien que cette idée est totalement fausse; en particulier parce qu’il faudrait sauter aussi haut que l’étage d’où l’ascenseur a commencé sa chute libre: par exemple, si vous tombez du 5ème étage, il faudrait faire, juste avant le choc, faire un bond haut de 5 étage. J’en suis personnellement incapable.
Par extension, rebondissant si j’ose dire sur le thème de « la chute », je me suis posé la question de savoir ce qui peut « rattraper » un homme qui a « chu » toute sa vie: quel bond vertueux lui est-il nécessaire de faire pour racheter les horreurs qu’il a pu commettre dans sa vie. Si je me laisse aller à l’analogie, je pense soudain que ce n’est pas si facile. Ce thème est parfois repris dans certains films; je pense en particulier à « Inside Man » de Spike Lee où un hold up est commis et rendu possible parce qu’un homme respectable de la ville a un passé sulfureux au service des nazis. Le thème est que la respectabilité de presque toute sa vie ne rachète pas les crimes qui lui ont permis d’assoir cette respectabilité.
Le crime est immense ici et le bond nécessaire faramineux; la justice est cependant basée sur l’idée que tout crime peut être expié. En quoi les hommes sont plus doués que les ascenseurs pour le pardon; mais choient plus souvent.
Bonsoir Laurent
J’ai eu comme toi cette idée de sauter dans l’ascenseur au moment ou celui-ci
atteind son point de chute et je crois que les hommes, et encore plus les
femmes, ont du mal à pardonner
Le pardon est difficile, on le confond parfois avec l’amnésie, ce qui est
faux
pourtant le pardon est indispensable, sauf à ne plus vouloir et pouvoir parler
à ses parents, ses enfants, ses proches, ses voisins, ses enfants, ses
collègues
avec le temps, les civilisations se pardonnent entre elles, la réconciliation
franco-allemande en est un des témoignage
A titre individuel, il me semble que cette démarche nécessaire et indispensable
à la paix intérieure est longue, plus longue, parfois trop longue