Mon ami Jean-Michel, qui m’écrit un commentaire sur ce blog, me demande à quoi ça sert de croire en Dieu. Cette question pourrait sortir de la bouche de mes enfants qui sont bien meilleurs sceptiques que lui: mais il me connaît et il me faut soigner mes réponses si je ne veux qu’il les fasse à ma place comme il le montre si bien dans son commentaire! Pour autant, elles vont être très courtes.

C’est sans doute que j’ai mal expliqué mon point du vue: Dieu n’est qu’un mot. Ou disons un Nom. Presque un mot de trop qui avait poussé un évêque anglican(*) à écrire un ouvrage qui a fait polémique dans les années 60: Dieu sans Dieu, prônant une révélation sans religion plutôt que l’affadissement d’une religion sans révélation, ainsi que la suppression du vocable « Dieu ».

Il y a un paradoxe: il semble – et mon cher ami Jean-Michel semble le confirmer – que ce sont les athées qui tiennent le plus à l’image traditionnelle, pour ne pas dire iconographique de Dieu (le grand-père assis sur un nuage); et que croyance et religion semblent dans leur esprit faire un: Accessoirement, il est probable qu’il se trouvera beaucoup plus séduit par une idéologie protestante que par la pompe juive, catholique, orthodoxe ou islamique dit-il; doit-on absolument faire son marché? Même un croyant peut n’être séduit par aucune d’entre elles!

Pour en venir au fait, je répondrai à la question « à quoi ça sert’ par une autre question en rebondissant sur la phrase: Un athée aime la vie, la sensualité, l’amour, etc.… N’est-il pas dit que Dieu est amour avec une valeur d’égalité entre les deux termes; au fond du fond, quelle est la différence entre l’amour et Dieu? Quelle est la différence entre aimer et croire? Si un homme aime… l’amour (sic), n’est-ce pas finalement la marque suprême de la dévotion?

(*) John A.T. Robinson